Japon

Setsubun : le rituel japonais qui invite le printemps avec légèreté et joie

Publié le 30 janvier 2026

setsubun

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Bonjour à toutes et à tous,

Alors que les rues parisiennes sont encore traversées par le souffle de l’hiver et que les vitrines commencent à se parer de teintes plus douces annonçant le retour du printemps, le Japon s’apprête à vivre un moment aussi joyeux que symbolique : Setsubun, une tradition ancestrale qui marque la fin de l’hiver et l’arrivée d’une nouvelle saison.

À l’image de la Chandeleur en France, où l’on célèbre le retour de la lumière autour de crêpes dorées, Setsubun incarne au Japon un instant de transition, teinté de rituels ludiques, de rires et d’optimisme.

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Setsubun : un passage, une énergie nouvelle

Le mot Setsubun signifie littéralement « séparation des saisons ». Autrefois, le Japon considérait le début du printemps (Risshun) comme le véritable commencement de l’année. Setsubun devenait alors un moment clé : celui où l’on se débarrasse des énergies négatives accumulées pour accueillir un nouveau cycle, plus lumineux.

À cette période, l’atmosphère change dans tout le pays. Les commerces s’animent, des masques colorés d’ogres apparaissent, et les temples résonnent de voix joyeuses. L’hiver laisse peu à peu place à une effervescence collective, annonciatrice de renouveau.

Le lancer de haricots : un rituel joyeux et fédérateur

Le cœur de Setsubun repose sur un geste aussi simple que symbolique : le mamemaki, le lancer de haricots.

Pourquoi des haricots ? Parce qu’ils sont associés à la vitalité et à la protection, et que leur nom évoque l’idée de « chasser le mal ». En lançant des graines de soja grillées, on expulse symboliquement les mauvais esprits pour faire entrer la chance.

  • 「鬼は外、福は内!」« Oni wa soto, fuku wa uchi ! »Les démons dehors, le bonheur dedans !
    Dans les familles, les enfants s’amusent à jeter des haricots sur un parent déguisé en ogre, dans un éclat de rires contagieux. Un moment complice où petits et grands se retrouvent dans une joyeuse parenthèse.
  • Dans les temples, les haricots sont lancés depuis des estrades devant une foule enthousiaste. Les participants tendent les mains pour attraper ces « grains de bonheur », dans une ambiance proche d’un festival populaire.

L’odeur chaleureuse des haricots grillés, mêlée aux rires et à l’excitation, transforme l’air hivernal en promesse de printemps.

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L’ehō-maki : savourer la chance en silence

Après l’agitation vient un moment plus introspectif : la dégustation de l’ehō-maki, un grand rouleau de sushi que l’on mange entier, en silence, tourné vers la direction porte-bonheur de l’année.

  • Ne pas couper le rouleau symbolise le souhait de préserver les liens et les chances à venir.
  • Les sept ingrédients qu’il contient font référence aux Sept Dieux du Bonheur, apportant prospérité et équilibre.

Un rituel à la fois amusant et solennel, où chacun formule intérieurement ses vœux pour l’année à venir.

Une tradition qui parle au présent

À l’image d’un rituel bien-être ou d’un moment de pause choisi, Setsubun agit comme une respiration dans le rythme de l’année.
Rire, se libérer du superflu, accueillir ce qui vient : cette philosophie simple et positive traverse les siècles sans perdre de sa pertinence.

Dans un quotidien souvent chargé, Setsubun rappelle l’importance de marquer les transitions, de faire place nette avant d’avancer, et de célébrer les commencements avec légèreté.

Vivre Setsubun au Japon

Si vous avez la chance de voyager au Japon début février, laissez-vous porter par cette tradition. Assister à un lancer de haricots dans un temple, partager l’enthousiasme de la foule, sentir l’énergie collective… c’est vivre le Japon autrement, au plus près de son esprit.

Une fête chaleureuse, joyeuse et profondément humaine, qui annonce le retour de la lumière et du renouveau.

Cette année encore, nous penserons très fort à vous en lançant nos haricots, avec le souhait sincère de bonheur, de santé et de clarté pour tous.

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